QUAND NOS SOUVENIRS VIENDRONT DANSER

VIRGINIE GRIMALDI

CVT_Quand-nos-souvenirs-viendront-danser_7213« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions 20 ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés. 63 ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons a parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que 6 : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi Marceline.

Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse -nos maisons, nos mémoires, nos vies- nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus »

A travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

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Après « il est grand temps de rallumer les étoiles » et « Tu comprendras quand tu seras plus grande » j’attaque ce troisième livre avec bonheur et suis de suite transportée dans cette impasse des Colibris qui menace d’être détruite par le Maire.

Les habitants de l’Impasse des Colibris se connaissent tous, c’est là qu’ils ont fait leur vie, ils se sont vus vieillir et ont vu grandir les enfants des uns et des autres. Une belle amitié s’est créée entre eux mais un jour tout à été brisé à cause d’un stupide drame. Depuis chacun vit chez lui et évite l’autre jusqu’au jour où les maisons sont menacées d’être détruites pour laisser place à une école.

Alors ils se retrouvent et même s’ils ne sont plus que 6, ils vont se battre pour tenter de sauver leurs maisons parce que dedans il y a les souvenirs de 63 années de vie.  C’est Marceline, l’épouse d’Anatole qui nous narre l’histoire, elle est là depuis le départ et elle connait tout le monde.

Si un jour quelqu’un tombe sur mes carnets, je serai certainement taxée de mièvrerie et je ne pourrai m’en défendre. Seulement sachez que l’amour n’est jamais ridicule. Ce qui l’est, c’est de na pas oser lui donner l’éclat qu’il mérite »

On entre dans la mémoire de Marceline et en parallèle dans celle du petit groupe d’octogénaires qui va redoubler d’imagination pour se faire connaître. Chacun a sa petite marque de fabrique particulière et ils sont tous aussi attachants les uns que les autres avec des parcours de vie bien différents. C’est frais et plein d’humour, les vies se croisent, les réflexions fusent, les souvenirs sont présents, chacun a eu son lot de bonheur et de malheur. C’est un peu loufoque parfois, voire lourd sur certaines répliques, mais c’est toujours dans le but de nous faire rire et ça fonctionne.

D’ailleurs si l’humour est omniprésent dans ce roman il y a aussi une belle histoire d’amour et une leçon de vie, les larmes ne sont jamais loin.

Ce livre se laisse lire, c’est agréable, on avance doucement dans l’histoire, comme si Marceline était assise à côté de nous pour nous raconter sa vie et celle des voisins, en 63 ans ils en ont vécu des bonheurs et des drames !

J’ai passé un excellent moment avec ce livre que j’ai lu très rapidement, un « feel good » très sympathique à lire au coin du feu avec une tasse de thé et un bon morceau de chocolat.

Editions : FAYARD mai 2019 – ISBN 9 782213 709833 – 349 pages 

 

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