TU COMPRENDRAS QUAND TU SERAS PLUS GRANDE

VIRGINIE GRIMALDI

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Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées.

Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme. Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au coeur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire.

Du bonheur puissance mille, voilà ce que nous apporte ce livre et je suis tellement heureuse de l’avoir lu. Après « il est grand temps de rallumer les étoiles » je savais que Virginie Grimaldi ferait partie des mes favorites et que j’allais très vite la relire, non seulement c’est fait mais j’ai préparé « quand nos souvenirs viendront danser » pour le mettre dans la valise des vacances !

Julia, Psychologue quitte Paris ou plutôt se sauve de Paris suite à une histoire d’amour malheureuse avec Marc son compagnon, celui avec qui elle pensait partager sa vie. Elle accepte un remplacement dans une maison de retraite de Biarritz là ou elle a tous ses souvenirs d’enfance et là où vivent encore sa mère et sa soeur.

Il faut bien avouer que les pépés et mémés ne sont pas sa tasse de thé, elle a des A priori mais qui n’en n’a pas ? c’est trop tard, elle a signé et elle ne peut plus reculer, et puis le remplacement n’est que de 8 mois.

BIENVENUE AUX TAMARIS, MAISON DE RETRAITE….

L’immersion dans la maison de retraite est délicieuse, Virginie Grimaldi nous la décrit avec beaucoup d’humour, toujours dans le respect et elle sait tout de suite nous captiver. J’aime sa façon de nous raconter les situations, c’est simple mais percutant, droit au but comme dirait un célèbre slogan.

On assiste avec bonheur à la vie de la maison de retraite, toujours avec de petites pointes d’humour qui nous font craquer, on fait connaissance avec les pensionnaires et l’auteure ne lésine pas sur les détails, ce qui nous les rend tout de suite plus attachants.

Il y a Léon le geek, fermé comme une huître avec un sale caractère qu’il va falloir apprivoiser parce que Léon fait clairement bande à part,  Louise arrivée récemment qui vit entourée de souvenirs dont elle ne se souvient absolument plus, Maryline alias miss mamie 2004 qui tient à son titre et prend soin d’elle, Gustave le Papy farceur, une blague à la minute, c’est parfois lourd mais ça marche à tous les coups,  Arlette et ses prothèses auditives, Elisabeth et Pierre, le seul couple de la maison de retraite qui s’aime comme au premier jour et Rosa qui arrivera plus tard avec un charmant petit fils du nom de Raphaël, mais chut je n’en dis pas plus.  Il y a des situations cocasses, comme le bingo, le visionnage du feuilleton du soir, le concert de Franck-Michaël, tout ce qui rythme la vie d’une maison de retraite,  il y a surtout de magnifiques moments d’échange et de transmission comme cette sortie à la mer avec des jeunes adolescents.

Et il y a les collègues de travail qui deviennent des amis, ceux avec qui on fait la fête le soir après une journée de travail parfois dure émotionnellement, ceux sur qui on peut compter dans toutes les épreuves. Et l’amour alors me direz-vous ? et bien il y en a aussi, on ne peut pas imaginer lire du Grimaldi sans une belle histoire d’amour, que serait  Roméo sans Juliette ?

Virginie Grimaldi casse les clichés, ceux qu’on se fait sur la vieillesse et nous donne une belle leçon de vie,  on se prend une sacrée claque et ça fait du bien parfois de remettre les choses à leur place.

C’est beau, c’est frais, c’est délicieux, drôle et tellement émouvant,  l’écriture est fluide, ça glisse tout seul et bien sûr on ne peut pas lâcher le livre.

Quand on arrive à la dernière page on se dit « oh non c’est pas déjà fini quand même » et si, au-revoir les Tamaris, même les bonnes choses ont une fin …. bein je vais vous dire un truc, les Gustave, Louise, Arlette, Elisabeth, Pierre, Rosa et même le Léon grogneur me manquent déjà !!

EDITIONS : LE LIVRE DE POCHE 2017 (Editeur FAYARD 2016) – ISBN 9 782253 069843 6 478 pages 

 

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