UNE TERRE ETROITE

CYPRIEN MYCINSKI

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Cyprien Mycinski, son sac sur le dos s’est promené en Israël et en Palestine. Qu’est-il allé faire dans se « bazar » dont on n’ose pas parler, même en pesant ses mots ? il l’explique au début de son livre : parce qu’il est tranquillement chrétien, de culture et de foi ; parce qu’il est historien de métier et curieux d’arpenter un sol dont il connaît par coeur les cartes.

Et bien il n’a pas été déçu ! rien de ce qu’il pensait trouver n’était là…. 

Est ce que l’on peut réellement se faire sa propre opinion, de la manière la plus objective et impartiale possibles sur un pays ou des lieux que l’on a foulés durant 5 semaines ? c’est la question que je me pose et visiblement Cyprien Mycinski a la réponse.

Le livre était prometteur, il est chrétien, il a décidé de faire une sorte de pélerinage, retourner sur les lieux qui ont marqué l’histoire de Jésus, ça pouvait donner un récit sympa, ça l’est d’ailleurs sous certains aspects je dois bien l’avouer.

Mais le ton est vite donné et finalement on se dit que l’auteur, avant de fouler la terre sainte, avait déjà son opinion que rien ne pourrait venir altérer, du coup, les dés sont pipés.  Certains avis son pertinents et vrais mais, quand on veut être objectif ne faut-il pas aller des deux côtés et c’est là que le bât blesse, Cyprien Mycinski a surtout passé la plus grande partie de son voyage dans les territoires administrés, soit par l’autorité Palestinienne, soit par les Palestiniens et les Israéliens, soit totalement sous administration Israélienne.

Pour que tout soit complet, j’aurais aimé qu’il passe aussi du temps avec la population Israélienne, qu’il recueille leur avis, qu’il aille à Jaffa où arabes et juifs vivent en bonne harmonie, (je peux le confirmer j’y ai vécu) qu’il passe plus de temps à Haïfa, ville modèle d’une cohabitation réussie et des exemples comme ça il y en a beaucoup, malheureusement méconnus, parce que ce n’est pas vendeur, quand on parle d’Israël c’est forcément en négatif et en montrant ce pays du doigt, le méchant, le colonisateur, le voleur de terre, l’assassin !

Il aurait pu parler des actions et des petits pas, si infimes soient-ils en faveur de la paix, mais il a privilégié les clichés, ceux dont les médias se délectent et nous assomment à coups de documentaires pas toujours dans la réalité mais ça fonctionne.   J’ai eu beau chercher quelque chose de positif sur Israël je n’ai pas trouvé, même Tel-Aviv, la cosmopolite, n’a pas trouvé grâce à ses yeux,  désolée mais je n’aime pas la partialité, tout ne peut pas être négatif, blanc ou noir, il y a forcément des nuances mais encore faut-il avoir envie de les exprimer.

Personne ne dit que c’est parfait, même moi qui ait vécu 8 ans en Israël je le conçois, mais certaines réflexions du livre n’ont pour but que de raviver un conflit déjà brûlant, est ce que l’on a réellement besoin de ça ? j’ai l’impression que sous couvert de son pélerinage, l’auteur avait ce besoin de faire passer un message, qu’il soit rassuré, il est reçu 5/5

Mes plus concernant ce livre sont les descriptions des paysages, parce que le pays est beau, réellement beau visuellement et j’aime assez les rappels bibliques qui y sont faits. Le livre est agréable à lire même si il m’écorche sous certains aspects mais ce n’est que mon avis personnel et je sais qu’ il siéra à beaucoup d’autres.

On aimerait y croire mais on n’y croit pas

C’est un point sur lequel je suis bien d’accord !

Editions SALVATOR juin 2019 – ISBN 9 782706718052 – 189 pages

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