LE JARDIN DE L’OUBLI

Clarisse SABARD

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1910 La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la Belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais, le poids d’un secret.

Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays niçois afin d’écrire un article sur la Belle époque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aieule hors du commun. En plongeant dans les secrets de la famille, la jeune femme va remettre en question son avenir.

Un secret de famille bien longtemps gardé et qui se révèle tout à coup, ça fait partie de mes thèmes de lecture favoris et c’est aussi la petite marque de fabrique de Clarisse Sabard qui,  avec ce troisième livre,  ne m’a pas du tout déçue bien au contraire !!

On a toujours peur quand on entame un nouveau livre et qu’on a adoré les deux précédents mais l’auteure est là, fidèle au poste et je ne me lasse pas de la lire.

Cette fois c’est dans l’arrière pays Niçois qu’elle nous entraîne avec son héroïne Faustine et c’est assez curieux parce que dans chacune des héroïnes de ses livres, j’ai l’impression de découvrir des petits morceaux de cette auteure, ses traits de caractère,  sa façon de parler, de penser, d’être… je pense ne pas me tromper !

Clarisse Sabard met en parallèle trois vies de femmes qui finalement se ressemblent beaucoup.  Elles veulent être libres d’aimer, elles veulent une certaine indépendance et elles feront tout pour y arriver.

Faustine est une accidentée de l’amour, une énorme trahison, un mariage qui n’a pas lieu, une dépression, elle change de boulot et se consacre désormais au journalisme en free-lance. Elle est envoyée à Caussières pour rédiger un article sur la Belle époque et se retrouve hébergée chez Caroline sa grand-tante de 90 ans qu’elle n’a pas vu depuis longtemps.

Caroline est en couple avec Gabrielle, malgré son âge elle reste dans l’air du temps, elle est active et a mené sa vie comme elle l’entendait, totalement libre,  sans se préoccuper de ce que les autres pourraient penser. Mais Faustine sait-elle tout sur sa grand-tante ?

Agathe est la mère de Caroline, décédée depuis bien longtemps, c’est son portrait dans une échoppe du village qui va attirer l’attention de Faustine à tel point qu’elle va vouloir en savoir plus sur cet aïeule qui l’intrigue fortement. En menant l’enquête, Faustine va déterrer des secrets qui étaient jusqu’à présent bien enfouis.

Et c’est de là que tout part et tout s’imbrique naturellement…. C’est fluide et bien mené, on assiste à différents rebondissements en même temps, on passe d’une époque à une autre sans être perturbé, et on ne lâche pas le livre. L’auteure s’offre même le luxe de mêler le problème des migrants, -gros problème d’actualité- à l’intrigue, on se dit aie….c’est casse gueule, elle en fait trop, elle n’avait pas besoin….  et pourtant c’est réussi. Elle nous donne là une belle leçon d’humanité et si Faustine décide de se remettre en question et d’aller de l’avant, c’est en partie grâce à sa rencontre avec les trois frères Pakistanais qui lui donneront une belle leçon de vie et d’espoir.

Comme dans ses deux autres romans, l’auteure y met une belle rencontre amoureuse avec des moments très savoureux où l’on rit, des moments plus graves ou on s’énerve un peu, un florilège d’émotions qui s’avère être gagnant.

La description des paysages est excellente, on arrive parfaitement à imaginer les endroits et on se dit qu’on aimerait bien flâner dans le jardin de l’oubli. Il en va de même pour les personnages, le physique, le caractère les expressions, c’est tout simplement savoureux.

J’ai passé un bon moment avec le Jardin de l’oubli,  j’ai même piqué un fou rire dans la scène où Faustine et Margaux épient Guillaume et que Margaux s’étale dans le caniveau,  peut-être parce que j’arrive parfaitement à visualiser ce que l’auteure veut nous montrer. Puis j’adore toutes ses petites expressions qu’elle glisse ça et là, ça donne du peps à l’écriture. Je suis totalement entrée dans le roman.

Quand on arrive au bout on se dit zut c’est déjà fini, on a beau retourner le livre dans tous les sens pour voir si on a rien oublié, rien n’y fait….. Clarisse Sabard voulait être écrivain, elle a bien fait de réaliser son rêve parce qu’elle m’apporte beaucoup de plaisir et d’évasion et je sais bien que je  suis loin d’être la seule !!

EDITIONS : CHARLESTON – ISBN 978-2-36812-187-0  

Février 2018 – 428 pages

 

 

 

4 réflexions sur “LE JARDIN DE L’OUBLI

  1. Chroniqueuse

    Tu sais bien chroniquer ses romans. Mais certains détails me font repousser ma lecture. De toutes façons, j’ai une dizaine de livres qui m’attendent bien sagement, dont la bio de Lagerfeld, juste décédé aujourd’hui. Et ensuite il y des nouveautés qui s’annoncent jusqu’en mai.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui je sais mais pourtant son intrigue est bien construite. Après comme je dis toujours les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, heureusement qu’on est tous différents sinon ça serait d’un triste. La bio de Lagerfeld doit être sympa. J’ai 35 livres dans ma PAL, donc j’ai de quoi faire aussi, mais bien sûr j’ai toujours envie de lire des nouveautés…..

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      1. Je me disais aussi… 10 seulement, ce n’est pas dans tes habitudes….. Aucune urgence pour moi, je pensais bénéficier de la masse critique mais je crois que pour cette fois c’est rapé !

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