LA DISPARUE DE LA CABINE 10

RUTH WARE

516FJKgRAIL._SX195_Une semaine à bord d’un yacht luxueux, à sillonner les eaux du Grand Nord avec seulement une poignée de passagers. Pour Laura Blakblock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d’une meilleure occasion de s’éloigner au plus vite de la capitale anglaise. D’ailleurs le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l’Aurora rivalisent de jovialité mais dès le premier soir, le vent tourne, Laura, réveillée en pleine nuit voit la passagère de la cabine adjacente être passée par dessus bord, le problème ? aucun voyageur, aucun membre de l’équipage ne manque à l’appel….

Ma lecture a bien mal commencé il faut l’avouer, de ma faute certainement parce que d’entrée l’héroïne m’a un peu énervée. Je sais j’exagère, je n’ai aucune empathie pour le cambriolage qu’elle a subi alors que je devrais, mais sa copinerie avec l’alcool m’a quelque peu exaspérée et il faut croire que j’ai fait une fixation là dessus.

Ce que je voulais c’est que l’on se retrouve rapidement sur ce yacht de luxe afin de rentrer dans le vif du sujet, j’ai trouvé que ça traînait un peu en longueur, mince je ne suis pas patiente c’est un gros défaut !!

Finalement, au bout d’une cinquantaine de pages,  on y est arrivés sur cet « Aurora » et Laura, bien qu’encore un peu gauche dans ses déplacements, dans son approche avec les autres -elle est journaliste quand même non ?- a fini par gagner ma sympathie et toute mon attention, même si j’ai trouvé qu’elle manquait un peu de professionnalisme.

Bien sûr, j’ai fini par comprendre pourquoi l’auteure insistait autant sur les travers de ce personnage qui finalement s’avère avoir beaucoup de qualités, dont celle de ne jamais lâcher l’affaire et d’affronter ce qui semble être une montagne infranchissable.

On se retrouve dans un vrai huis clos avec des personnages sympathiques pour certains,  antipathiques pour d’autres. L’endroit est raffiné, luxueux,  les descriptions nous font rêver, mais le rêve peut parfois devenir un vrai cauchemar et on ne tarde pas à s’y retrouver.

Laura assiste à une scène qu’elle n’aurait jamais du voir, le meurtre de la passagère de la cabine 10, située à côté de la sienne. Laura est fragile, elle est sous anti-dépresseurs depuis son adolescence, elle sort d’un cambriolage où elle a quand même eu un face à face avec son braqueur et le soir du crime, elle a un peu abusé de sa meilleur ennemie, la bouteille.

Tout est réuni pour que personne ne la croit et c’est réellement ce qui se produit d’autant plus que la cabine 10 n’est pas occupée et que personne ne manque à l’appel.

On rentre dans une espèce d’obsession pour démêler le vrai du faux,  et la question que l’on se pose est Laura a t’elle rêvé ? Y avait t’il oui ou non une passagère dans cette cabine. A qui peut-on faire confiance. Si Laura a raison, le meurtrier ou la meurtrière est à bord du bateau, si Laura s’obstine, elle est en danger elle aussi.

C’est un vrai thriller assez déroutant il faut bien le dire, Laura est tenace et rien ne l’arrête, elle sait ce qu’elle a vu et n’en démords pas, mais il va falloir qu’elle trouve des alliés sur ce bateau et ce n’est pas gagné.

Le livre nous tient en haleine et on a du mal à le lâcher. L’auteur brouille les pistes avec aisance et par moments l’atmosphère est suffocante. On cherche des pistes, on se méfie de certains passagers, on pense que…… puis moi je suis claustrophobe alors les cabines en dessous du niveau de la mer ce n’est pas vraiment mon truc !!

Cette fois je suis totalement avec Laura et j’admire sa façon de ne pas se laisser démonter, cette ténacité qu’elle possède,  elle est très courageuse,  elle risque sa vie à tout moment, elle dompte sa peur et elle ira jusqu’au bout !!

J’ai passé un agréable moment avec ce livre, plein d’émotions diverses, de l’agacement, un peu de rire parfois, mais surtout cette oppression constante qui ne me quittait plus… j’avais bien quelques pistes qui se sont avérées fausses, on ne découvre la vérité qu’à la fin et c’est plutôt bien !!

EDITIONS : FLEUVE NOIR – ISBN 978-2–265-11650-4  – Janvier 2018 – 428 pages

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