LES AMES JUIVES

PIERRE BOURGEADE

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Juillet 1942, Rachel Blum échappe par miracle à la rafle du Vel d’hiv. Elle est recueillie par des soeurs catholiques et retourne quelques années plus tard dans une famille juive ou elle apprend ce qui est arrivé à ses parents et son frère.

Le jour de la rafle du Vel d’Hiv Rachel a trois ans, elle est hospitalisée dans un dispensaire parisien lorsque ses parents sont embarqués. Elle est recueillie par des soeurs catholiques qui la cachent dans leur couvent de Nangis et changent son prénom en « Marie ».

Ses parents ne reviendront pas et à la libération elle retrouve des cousins alsaciens  réfugiés en zone libre qui vont se charger de son éducation.  En 1958, son bac en poche, elle remonte vers Paris   et vit chez Abraham et Hanna une autre branche de sa famille, des religieux très pratiquants. A force de questionner Abraham elle va enfin découvrir qui sont ses parents, ce qui leur est arrivé et ses origines.

Dés lors, Rachel est hantée par ce passé si lourd à porter. Doit-elle oublier ? Doit elle continuer et transmettre sa judéité, doit-elle pardonner comme lui ont appris les soeurs du couvent. Rachel est perdue et ne sait plus qui elle est réellement.

Elle va se marier et avoir un fils. Que va t’elle lui transmettre, ressentira t’il lui aussi le poids de ce passé, comment peut-on avancer si  on ne sait pas qui l’on est réellement.

Adam, comme Rachel auparavant, a ce ressenti, cette sensation du passé qui est là, son âme juive.

Pierre Bourgeade nous décrit une belle histoire en trois partie, On découvre d’abord Rachel adolescente, puis Rachel adulte qui se marie et la dernière partie du roman concerne Adam son fils.

Il y a de l’amour, de la souffrance aussi, tout se mélange et c’est un dilemme de taille pour ces descendants de parents assassinés dans les camps. Il faut avancer et continuer de vivre mais faire comme si rien ne s’était passé semble impossible, certains arrivent à pardonner, d’autres vivent avec l’esprit de vengeance et sont tourmentés, c’est ce que l’auteur tente de nous faire toucher du doigt, c’est parfois beau, et ça fait mal parfois.

Le livre se lit très rapidement puisqu’il ne possède qu’une centaine de pages, l’écriture est concise, l’auteur ne s’embarrasse pas de mots superflus, il va droit au but pour mieux nous faire saisir la gravité du présent mais aussi du passé.

Ce livre a été finaliste du prix Renaudot en 1998.

 

EDITIONS : Tristram – 1998 –  ISBN : 978-2-36719-015-0

 

 

 

 

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