LES JOURS DE MON ABANDON

ELENA FERRANTE

CVT_Les-Jours-de-mon-abandon_7907

 

Olga 38 ans est mariée à Mario depuis une quinzaine d’années, deux enfants, un bel appartement à TURIN, une vie qui semble suivre son cours comme un fleuve tranquille même si par le passé elle a parfois été agitée. Un après midi d’avril tout vole en éclat, Mario annonce froidement à Olga qu’il la quitte….

C’est la chute pour Olga, une chute vertigineuse qui semble ne pas avoir de fond. Comment se peut-il que l’homme sur qui elle a tout misé et pour qui elle a sacrifié beaucoup, se rende compte tout à coup qu’il ne veut plus vivre avec elle, qu’il ne l’aime plus et qu’il en aime une autre.

Elena Ferrante,  si habile de sa plume, nous entraîne dans cette traversée de l’enfer qui s’apparente à la folie. On respire mal, on suffoquerait presque, on s’offusque du langage châtié, voire vulgaire  qui est employé,  pour encore mieux nous imprégner de la colère et du désarroi de cette femme blessée.

Ca ne finit jamais, Olga plonge de plus en plus dans un abîme très noir, elle s’oublie, elle oublie ses enfants, elle oublie de vivre, de respirer, et on a hâte qu’elle touche le fond pour la voir rebondir, mais le fond on ne le voit jamais….

Tout se déchaîne contre elle, la porte diabolique de l’appartement qui refuse de s’ouvrir,  les enfants qui la malmènent et parfois brutalement,  le chien qui décide de mourir dans des conditions dramatiques, détails à l’appui,   une ligne téléphonique qui fait des caprices, un voisin étrange et des amis qui fuient…… c’est tout simplement inimaginable et ça nous heurte, ça nous bouscule, on a juste envie d’attraper Olga, de la secouer et de lui dire stop, ça suffit !!

Je suis mitigée sur ce livre, il m’interpelle et me dérange, à certains moments je le trouve même malsain et Olga m’agace. Oui je sais, je devrais avoir de l’empathie pour elle, la soutenir, la comprendre, faire bloc mais je n’y arrive pas parce que je la voudrais forte et combattante, qu’elle lui claque le beignet à ce mari indélicat et qu’elle l’oublie au plus vite.

J’ai parfois eu envie d’abandonner mais je n’ai pas pu parce qu’il me fallait aller jusqu’au bout pour connaître le dénouement de cette histoire qui me donnait l’impression d’un mauvais rêve…. Une sorte d’Alice au pays des Merveilles dans un pays maléfique en version cauchemardesque.

Je suis soulagée d’avoir terminé, encore un peu oppressée, j’attaque ma pile à lire qui s’est enrichie de trois nouveaux livres….

Edition : Gallimard collection Folio – 275 pages – 2004

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s