Celle qui fuit et celle qui reste

ELENA FERRANTE 

Celle-qui-fuit-et-celle-qui-resteFin des années 1960, les événements de mai 68 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent et Eléna, diplômée de l’école normale de Pise et entourée d’universitaires est au premier rang.

La saga « l’amie prodigieuse » continue avec ce troisième livre qui nous entraîne encore et toujours dans l’univers de Lila et Elena, les deux amies Napolitaines dont la relation d’amour et de haine nous surprend à chaque instant.

 

Elena est diplômée, elle est amoureuse que va t’elle faire de sa vie d’adulte et de son diplôme obtenu à force de travail et de lutte ? Lila que l’on a laissée touchant le fond à la fin du tome 2 (Le nouveau nom) saura t’elle rebondir et enfin trouver un semblant de bonheur ?  Et les anciens, ceux du quartier de Naples, que sont-ils devenus ? Toutes ces questions trouvent réponse dans ce troisième livre que j’attendais de lire avec impatience.

Encore une fois je n’ai pas été déçue même si j’ai été gênée par quelques longueurs dans certains chapitres, des moments qui ne me semblaient pas essentiels ni importants à l’histoire, mais peut-être que je voulais aller trop vite…..

 Les deux amies sont toujours surprenantes, Lila nous déroute comme à son habitude mais dans ce tome 3 j’avoue être surprise par Elena, je n’aime pas la tournure que prend sa nouvelle vie, je ne la comprends pas, je l’aimerais plus combative. J’ai l’impression de la perdre parfois et pourtant je retrouve l’Elena d’avant, peu sûre d’elle, acceptant tout et trop à chaque fois…..

Lila tire son épingle du jeu, égale à elle même, surprenante dans sa façon d’être…. elle était à terre mais dans ce livre elle se relève encore plus forte et mène sa barque comme elle a toujours voulu le faire, faisant fi des convenances et de ce que peuvent penser les autres.

L’Italie est en pleine mutation, le fascisme, les mouvements féministes, la lutte des classes ….  Les amies jouent un rôle dans ces bouleversements sociaux…. chacune à leur manière mais elles se voient peu et n’ont pratiquement pas de contact, elles savent qu’elles peuvent compter l’une sur l’autre en cas de coup dur.

Comme dans les deux premiers livres la magie opère, je suis projetée dans cette Italie en pleine mutation et j’aime ça. J’aime toujours autant la plume d’Elena Ferrante et je ne m’en lasse pas, j’en voudrais plus encore….

La fin du tome offre un sacré rebondissement auquel j’ai du mal à croire, même si quelque part, secrètement, je l’avais rêvé pour Elena… comment va t’elle rebondir et gérer cette nouvelle donne, ne va t’elle pas se perdre et entraîner sa famille avec elle, son amitié avec Lila va t’elle être entachée….

Le quatrième tome promet d’être palpitant et je pense que le lecteur n’est pas au bout de ses surprises mais il va falloir attendre le mois de janvier 2018 avant de pouvoir le lire car il n’est pas encore traduit en Français.

En lisant ce troisième volet, j’apprends qu’Elena Ferrante n’est pas le vrai nom de l’auteure, que finalement personne ne connaît sa vraie identité et que cette saga n’est en réalité qu’une fiction. Ca me rend presque triste tellement tout semblait réel, tellement j’avais envie de croire qu’Elena nous racontait sa vie, sa jeunesse, ses luttes et ses envies, son amitié particulière.

Tant pis, ça ne m’empêche pas d’attendre la suite avec impatience.

Editions : GALLIMARD – Août 2017 – 480 pages

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